Imaginons que nous avons le socialisme et que personne ne s’en va !

Der Aufruf in Französisch übersetzt von Carla Krüger

Christa Wolf le 4 Novembre 1989 sur l’Alexanderplatz à Berlin : « Oui : La langue saute de l’allemand des bureaucraties et des journaux, dans lequel elle a été enveloppée et se souvient de ces mots émotionnels. L’un parmi eux est le mot « rêve ». Donc rêvons nous- aussi avec notre raison bien éveillée : Imaginons que nous avons le socialisme et que personne ne s’en va ! Nous voyons pourtant les images de ceux qui s’en vont toujours et demandons nous : « Que faire ? » Et entendons en tant que réponse : « Il faut faire quelque chose. »

En 2007 commencera un nouveau chapitre dans la politique allemande, dans l’histoire de la Gauche en Allemagne : Notre Parti de Gauche nouvel et commun sera né et baptisé cette année. Du même coup il finit l’histoire de succès de 17 ans du Parti du Socialisme Démocratique – non pas pourtant l’histoire de l’effet du socialisme démocratique. Pour nous il est de nature programmatique et il va loin au –delà. Il comprend le rappel de notre propre histoire, notre culture politique et le processus de transformation social. Il forme la base de notre stratégie politique.

Nous pensons que l’existence d’un Parti du Socialisme Démocratique, qui est devenu parti populaire dans une partie de l’Allemagne, qui depuis une décennie et demie est devenu une grande force parlementaire et extraparlementaire qui a fait l’expérience de l’opposition mais aussi de la participation au gouvernement dans les communes et dans les régions et ne laisse pas hors vue l’alternative au système régnant dominé par le capitalisme, est une grande conquête. Il ne peut pas y avoir d’un Parti de Gauche responsable devant les gens dans le pays, qui ne accepterait pas cet héritage d’une façon positive.

La social-démocratie allemande qui a pour longtemps marqué, réalisé et défendu la notion du socialisme démocratique l’a entre temps en fait abandonné et l’a remplacé par l’idée de la démocratie sociale.

La démocratie sociale ne nous suffit pas

Nous aussi luttons pour une démocratie sociale – mais nous nous tenons au socialisme démocratique en tant que mouvement, objectif et en tant que système de valeurs. Nous voulons la transformation de la société existante – non seulement la compétition pour plus ou moins de démocratie sociale. Si l’unité de la Gauche allemande de laquelle nous nous rapprochons un petit peu avec la formation du Parti de Gauche en restait là, elle resterait elle- aussi en arrière les défis de la vie réelle.

Quelques membres du nouveau Parti, qui pour la plupart viennent aussi d’autres traditions, ne partagent pas cette évaluation ou craignent d’y confesser. Il n’était pour cette raison pas du tout naturel d’ancrer le socialisme démocratique dans les documents fondateurs du nouveau parti.

Pour cette raison, nous nous adressons avec cet appel aux futurs membres de notre nouveau parti, « La Gauche » à l’est et à l’ouest, indépendamment s’ils sont des membres du PDS, du WASG, d’autres organisations ou sans affiliation partisane. Nous nous engageons, pour que le socialisme démocratique devienne capable d’une majorité dans le nouveau parti de gauche.

Nous voulons mobiliser nos camarades de parti (hommes et femmes) à cette fin, nous voulons de cette manière donner de la confiance aux sympathisantes et aux sympathisants, aux électrices et aux électeurs et en même temps atteindre l’attention de gens, avec lesquels nous n’avons pas été en mesure de communiquer jusqu’alors. Nous savons qu’à cette fin, il nous faudra travailler encore plus et beaucoup plus intensivement à l’idée du socialisme démocratique et surtout à ses composantes pratiques et politiques.

Cela est la première raison pour laquelle nous intensifions nos discussions juste en ce moment, nous engageons beaucoup plus dans nos réseaux et voulons nous exposer plus à la lumière publique.

Dans les « Piliers programmatiques » des problèmes et des questions sont posés auxquels notre nouveau parti « La Gauche » doit encore trouver des réponses. A la question comment les gens de Gauches se situent dans la question des droits des hommes à la relation entre droits civiques sociales et individuels, notre réponse est claire et non équivoque : L’intention ferme de rapprocher les droits humains sociaux et les droits individuels de liberté et de rendre possible de cette manière une société future de justice sociale et de liberté individuelle nous a joints dans le Parti du Socialisme Démocratique et nous a fait prendre le chemin vers un Parti de Gauche nouveau, plus grand en Allemagne.

Respecter les droits des hommes dans leur totalité

La division entre droits de l’homme sociaux de l’un côté et des droits individuels citoyens de l’autre, l’accent non équivoque sur l’un ou sur l’autre côté, la négligence ou même l’abandon de l’un au profit de l’autre, ne mène justement pas vers une société capable d’un avenir et socialement juste. De cela nous en avons fait l’expérience avant 1989 autant que dans les années depuis. Les grands défis sociaux du monde d’aujourd’hui ne serons surmontables que lorsque nous respectons dans leur train les droits de l’homme tous entiers et leur aidons à s’épanouir. Pour cette raison nous ne voulons non seulement conquérir l’État au moyen du Parti de Gauche – nous voulons changer la société. La rupture avec le Stalinisme et toutes ces formes n’est pas disponible. Être du Parti de Gauche veut dire pour nous ne pas prétendre au monopole sur la vérité. Nous ne sommes pas un parti de l’avant-garde, car la démocratie pour nous est indispensable et le pluralisme va de pair avec elle d’une façon inséparable. Le jus de vie d’une démocratie vivante est la critique – aussi celles des institutions démocratique et de ces acteurs.

Ceci vaut en premier chef pour les débats dans nos propres rangs, justement en tant que leçon du « socialisme démocratique » de notre parti prédécesseur. Des niveaux démocratiques une fois conquis ne doivent pas être mis à disposition – ici aussi il vaut : L’avenir est avant nous, pas derrière !

Le socialisme démocratique s’engage pour réaliser des intérêts émancipatoires et solidaires de la société face à tous les autres. Il se développe à notre opinion non pas à la suite d’un plan abstrait de l’histoire, mais part des réalités sociales, des vrais besoins et des intérêts des gens. De même aussi notre pratique politique est et ouest est liée aux soucis quotidiens des gens sur les lieux locaux.

Pour pouvoir travailler avec succès pour nos objectifs dans une société ouverte et dans un processus historique ouvert nous avons déterminé sur la base de nos expériences dans la société et dans la politique et après des débats approfondis en tant que cadre stratégique de notre action un « triangle politique » : Entre proteste, volonté de former la société de nos mains et les alternatives démocratiques montrant au-delà des conditions de ces jours il s’ouvre donc l’espace politique dans lequel le parti peut bouger effectivement. L’action politique d’un Parti de Gauche doit produire une balance productive entre ces trois éléments.

Nous avons appris d’assumer de la responsabilité

Quelques milliers de socialistes et socialistes ont conquis des mandats dans des institutions de représentation parlementaires ou occupent des postes à mandat électoral. Nous avons appris d’assumer de la responsabilité politique, d’offrir de la résistance politique en même temps et de faire usage d’espaces de man½uvres sans nous installer pourtant dans les conditions politiques qui existent.

Qu’un débat proche de la réalité puisse être mené sur la logique, les difficultés et les buts d’un tel processus et la seconde raison pour notre initiative. Il est normal que pas toutes les positions conquises ne puissent devenir partie entière du consensus de fondation de notre nouveau parti « La Gauche ». Il est d’autant plus normal de lutter pour elles.

Donc nous voulons entre autres qu’afin d’éliminer le déséquilibre entre hommes et femmes dans les positions et les mandats, il y vaudra dans notre nouveau parti aussi au moins les niveaux sur lesquels est convenu le PDS et qu’ils deviennent partie de la vie quotidienne politique. Nous nous engageons pour que notre nouveau Parti de Gauche accueille favorablement l’intégration européenne et l’élargissement de l’Union Européenne sur une base égale, solidaire, civile et démocratique autant que l’a fait le PDS.

Nous voulons lutter pour que nos objectifs soient ancrés dans le programme, le style politique et l’action de notre nouveau Parti de Gauche d’une façon à conquérir des majorités. Nous voulons présenter aux personnes qui représentent nos idées, un podium et de l’appui organisé, les faire valoir dans les organes du parti et les représenter et diffuser dans la société.

Nous aspirons à une coopération confidente, proche et ouverte avec et dans les organes démocratiques élus de notre parti.

Nous sommes ouverts pour tout ce qui aide au nouveau parti – mais nous sommes disposés d’une façon critique et offensive envers tout qui voudra réduire le socialisme démocratique, le bannir dans des discours de dimanche ou même le pousser hors du parti.

Nous sommes des socialistes démocratiques – cela veut dire : nous voulons changer la société et à cette fin attirer des majorités stables et durables.